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Niort-voirsavilleautrement par Chris M.

"La ville ne dit pas son passé, elle le possède pareil aux lignes d'une main, inscrit au coin des rues, dans les grilles des fenêtres, sur les rampes des escaliers, les paratonnerres, les hampes des drapeaux, sur tout segment marqué à son tour de griffes, dentelures, entailles, virgules..." Bruce Bregout

3-E Le Temple

3-E Le Temple
3-E Le Temple
3-E Le Temple
3-E Le Temple
L'ANCIEN TEMPLE

L'ANCIEN TEMPLE

Acte d'attribution du temple par le Conseil Municipal de Niort après approbation par le Préfet Dupin.
Acte d'attribution du temple par le Conseil Municipal de Niort après approbation par le Préfet Dupin.

Histoire des Cordeliers :

Les Cordeliers établis à Niort vers le milieu du XIIIe siècle faisaient partie d’un des deux groupes de Franciscains niortais ; ils assuraient la prédication dans la ville et les environs. L’ensemble des bâtiments occupés, couvent et chapelle, s’étendait le long des remparts, approximativement entre l’actuelle place de la Brèche et la rue Barbezière.

Pendant les guerres de religion, le couvent est incendié et les moines ne reviennent qu’en 1608 dans un couvent saccagé. La chapelle sera restaurée de 1606 à 1609. Mais en 1679 la voûte s’effondre. Elle sera refaite l’année suivante grâce aux deniers municipaux. Le maître autel sera élevé sur cinq marches, clôtures et murs relevés entièrement. Lors de l’ouverture de la porte de la Brèche, une place est créée sur l’emplacement du jardin, la chapelle s’ouvrant alors sur l’extérieur.

En 1790, l’Assemblée Constituante supprime ordres et congrégations monastiques et ordonne l’inventaire des mobiliers des couvents. Il semble qu’il ne restait que 5 prêtres, plusieurs frères chargés des services et 2 domestiques. Les bâtiments avec cour, cloîtres et jardins sont évalués à la somme de 20 595 livres. Les religieux conservent leur mobilier de cellule et leurs effets personnels. En juin de la même année, 497 membres de l’Assemblée électorale du département siègent dans l’église. En 1791, la chapelle dédiée à St Joseph est démolie. En 1792, c’est au tour du clocher de l’église de disparaître. En janvier 1792, une réunion de prêtres réfractaires se tient dans la chapelle. Le directoire du département ferme toutes les églises.

An II : le couvent est transformé en magasin d’équipement et de campement de l’armée de l’Ouest puis en marché aux grains jusqu’en Brumaire an III (octobre 1795). Le 22 prairial an VIII (mai 1800), le couvent est vendu au marchand Jean de Dieu Cruvelier (église, matériaux, sacristie sur 420 m2). Cette même année, le citoyen Cruvelier fera don d’une partie de l’église à la ville qui l’attribuera à la Communauté protestante en 1804.

3-E Le Temple

En 1839 le Consistoire déplore l’état du temple. En effet, depuis 1805, il n’avait subi aucune réparation et se trouvait dans un état lamentable.

Il fallait tout refaire du sol à la toiture et modifier le gros oeuvre intérieur ; il fallait nettoyer, assainir, consolider, refaire la couverture, le mur de façade, tout en y ménageant une grande porte d’entrée, avec au-dessus, une fenêtre pour éclairer la tribune projetée. De plus, il fallait faire disparaître trois enfoncements dans les murs latéraux.

A noter qu’en 1820, la chapelle subsistait dans toute sa longueur. La sacristie était si exiguë qu’on dut l’agrandir. il fallait aussi confectionner une chaire, un autel, une tribune sur colonnes de 50 m2.

Pour financer ces travaux, une requête fut adressée au ministre des cultes.Pour influencer le ministre, le pasteur fit valoir que le délabrement du temple était un « sujet de moquerie et de pitié » et représentait 40 000 protestants répartis dans les arrondissements de Niort et de Melle. On quêta auprès des paroissiens et on racla les fonds de tiroir ; le pasteur encaissa le prix de vente de l’ancien cimetière protestant de Niort, fit rentrer la location des bancs du temple, surveilla de près la souscription parmi les fidèles et enfin sut trouver au dehors des concours aimables :

Madame la Duchesse D’Orléans, Princesse Royale, daignant s’inscrire parmi les amis de l'Église Le ministre des cultes accorda 3 000 Fr pour la couverture du temple, puis 1 200 en juillet 1842. Quant à l’aménagement intérieur la souscription, les secours, les locations, ajoutés aux subventions ministérielles.

Une aide impériale : le 13 octobre 1852, le Prince Louis-Napoléon, président de la République, de passage à Niort, fut salué par une délégation du Consistoire.

Deux ans plus tard, Napoléon devenu empereur, gratifia l'Église de Niort d’une subvention de 9 000 Fr. Grâce à ce don le temple fut doté d’un parquet, de bancs pour les fidèles, de stalles pour les membres du conseil presbytéral, d’une table de communion, d’un pupitre et on put consolider la toiture et la tribune. La ville fit aussi un effort

3-E Le Temple
3-E Le Temple
3-E Le Temple
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