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Niort-voirsavilleautrement par Chris M.

"La ville ne dit pas son passé, elle le possède pareil aux lignes d'une main, inscrit au coin des rues, dans les grilles des fenêtres, sur les rampes des escaliers, les paratonnerres, les hampes des drapeaux, sur tout segment marqué à son tour de griffes, dentelures, entailles, virgules..." Bruce Bregout

Les Dragons sont de retours

Ils avaient quitté le centre-ville de Niort en août 2011. Les dragons ont pointé de nouveau leur nez à l'entrée de la rue Ricard, mardi 5 juin 2012.

Leur retour annonce la fin de l'aménagement des espaces publics piétons. Le corps des dragons s'arrêtera au niveau de la petite place Amable Ricard, point stratégique de ce secteur, à la fois noeud de déplacements (piétons, vélos, navette bus) et également de réseaux souterrains.

La rue Ricard sera terminée et rouverte à la circulation à partir du 15 juin 2012. La navette Cititan pourra reprendre son circuit initial Ricard>Hugo> rue Thiers à cette date.

A-Départs des dragons

Ces deux dragons étaient les derniers à attendre leur nouvelle place dans le centre de la ville. Les quatre créatures installées rue Ricard il y a près de vingt ans, avaient été déboulonnées en août 2011 le temps de refaire la rue à neuf pour en faire un véritable axe piétonnier. Il avait alors fallu démonter quarante-huit anneaux de bronze et quatre têtes.

PHOTO "VIVRE A NIORT .COM"
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PHOTO "VIVRE A NIORT .COM"
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PHOTO "VIVRE A NIORT .COM"

B-les dragons de retour

-Rue Ricard, place Amable Ricard : une livraison en juin

Ils avaient quitté la rue Ricard en août 2011. Depuis, les Niortais les attendent, ils pointeront de nouveau leur nez à l'entrée de la rue Ricard entre le 4 et 8 juin pour marquer définitivement et symboliquement l'entrée du nouveau centre-ville. Le corps des dragons s'arrêtera au niveau de la petite place Amable Ricard, point stratégique de ce secteur, à la fois noeud de déplacements (piétons, vélos, navette bus) et également de réseaux souterrains. Les travaux se concentrent actuellement sur cet espace qui accueillera d'ici la fin juin un tapis de mosaïques semblable à ceux de la rue Victor Hugo, et dès l'automne prochain deux poiriers à fleurs.

-Plus d'un an après avoir été déboulonnés, les deux derniers dragons font leur retour dans le centre-ville de Niort. Les premiers éléments des sculptures de bronze ont été posés ce jeudi matin, rue du Temple.

-Une forme familière a fait son apparition rue du Temple à Niort : celle des dragons, sculptures emblématiques du centre-ville, tous les éléments des deux corps de bronze sont installés de chaque côté de la rue reliant la place de la Brèche à la place du Temple. Devant la résidence Montaigne et la banque BNP Paribas, des espaces restent nus afin d'en permettre l'accès.Têtes et queues sont quant à elles posées .

Ces deux dragons étaient les derniers à attendre leur nouvelle place dans le centre de la ville

Les quatre sculptures marquent désormais de façon symbolique les deux points d'entrée de l'hypercentre piéton depuis la Brèche.

C-Revenons sur la Légende du soldat et du dragon de Niort (XVIIième siècle)

Quatre dragons en bronze tout droit sortis de la Sèvre séparent l'espace central accessible aux voitures et les espaces latéraux réservés aux piétons. Ces dragons permettent aux Niortais de renouer avec une légende qui relate la victoire d'un preux chevalier sur un dragon qui hantait le Marais Poitevin. C'est vers la fin du XVIIème siècle que la tradition place le combat d'un dragon ailé et d'un soldat, près de la porte Saint Jean. A cette époque, les marais de la Sèvre s'étendaient jusqu'au faubourg de Ribray. Ils offraient l'aspect de vastes terrains vaseux, couverts de joncs et de plantes aquatiques, qui formaient des retraites où pullulaient les reptiles de toutes sortes.

Les fresques, peintures et sculptures représentant Saint-Georges terrassant le dragon étaient très présents dans les chapelles des Templiers qui en ont fait leur saint patron et protecteur.

Un monstre effrayant, sorte d'énorme serpent ailé, était venu se réfugier dans un vaste souterrain, du côté où se trouve aujourd'hui l'avenue Saint Jean. On raconte qu'il sortait de son repaire, non seulement la nuit, mais aussi le jour et qu'il venait déchirer et enlever des enfants et même des hommes et des femmes, dans les faubourgs, dans les rues, sur les places publiques et jusque dans les jardins. Il n'y avait plus de sécurité pour personne, la terreur était générale.

Tous les moyens furent longtemps employés pour le détruire mais il se jouait des pièges, brisait les liens de fer qui l'enlaçaient et mettait toujours en fuite les bandes d'hommes armés assez audacieux pour le combattre. Enfin, un malheureux soldat nommé Jacques ALLONNEAU, condamné à mort pour désertion, sollicita sa grâce et offrit pour l'obtenir de tuer le monstre. Le gouverneur s'empressa d'accepter cette promesse et le mit immédiatement en mesure de la tenir. ALLONNEAU, revêtu d'une armure d'acier qui lui enveloppait le corps en lui laissant la liberté de ses mouvements, le visage couvert d'un épais masque de fer, armé d'une lance et d'un long poignard, s'avance vers l'antre du monstre qui répond à cette provocation en s'élançant sur l'audacieux soldat. Du premier bond, il le renverse et cherche à l'écraser sous le poids énorme de son corps. Alloneau, dans cette situation terrible, conserve son sang-froid. Sa lance lui était inutile. Il plonge profondément son poignard dans la gorge du serpent qui vomit des flots de sang et se débat en tordant sa longue queue. Le déserteur, protégé par son armure de fer, parvient à se dégager et il peut contempler la rage impuissante de son ennemi qui s'agite dans les convulsions de l'agonie. Hélas, trop pressé de jouir de son triomphe, il ôte son masque, curiosité qu devait lui être funeste, car à cet instant, le reptile réunissant ses dernières forces, s'élance à la figure du soldat, le mord et lui introduit dans les veines un venin si actif qu'il le foudroie. Alloneau expire auprès du cadavre du monstre qui venait de rendre son dernier souffle empoisonné. Les spectateurs de ce terrible combat qui s'étaient prudemment tenus à l'abri au loin, s'approchent et enlèvent le malheureux soldat victime de son imprudence. Le corps du serpent est placé sur une charrette et transporté dans tous les quartiers de la ville au milieu d'une joie où se mêlaient des regrets pour la mort du courageux soldat qui avait payé son dévouement par sa vie. La reconnaissance publique lui éleva dans le cimetière de l'hôpital général un tombeau qui, pendant longtemps, fut l'objet d'une grande vénération de la part des Niortais. Sur la pierre de sa tombe, on avait représenté un soldat couvert d'une armure du temps des Romains et, à ses côtés, un serpent avec des ailes qui se dressait en tordant sa queue. Au bas de sa tombe se lisait cette épitaphe : "siste viator rem habes paucis : hi periere simul" (arrête-toi voyageur, voici le fait en peu de mots : ils ont péri ensemble). Une autre inscription était placée au-dessus de la tête du soldat : "homo occubuit serpentis veneno" (l'homme a péri par le venin du serpent).

Sources: "Vivre à Niort" , Wikipedia, Le courrier de l'ouest, et le journal de Ste Pezenne

pour certaines parties d'articles et certaines photos

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